
Comme à chaque fois, le public prend plaisir à parcourir l’expo des vues anciennes et des notices historiques à travers l’avenue. De grands agrandissements sont disposés parfois sur des chevalets en plein milieu de la chaussée, à l’endroit précis où le photographe a pris la photo, un siècle plus tôt. On s’amuse à comparer l’ancien et le nouveau.
Dans l’avenue, l’ambiance était à la Fête. Bien sûr c’est aussi une brocante: les habitants vident leur grenier et des trésors peuvent être ainsi dénichés: livres, DVD, petits bibelots, il y en avait vraiment pour les goûts. De bonnes affaires ont été conclues.
La Fête n’a lieu que tous les deux ans. La fenêtre de tir est étroite et le public était bien à l’heure pour visiter An English Garden et les Roches Fleuries, deux jardins exceptionnellement ouverts pour l’occasion. Les parcourir à la belle saison, quand la végétation est encore bien en fleurs, s’avère un régal. Le public est conquis.
Le domaine du Beau-Site était aussi ouvert. Les visiteurs ont pu se promener parmi les rangs de Solaris. Au bas du vignoble, une exposition de sculpture (des oeuvres de Jacques Kempinaire, un des vignerons) les accueillait jusque dans la serre. Un atelier de dessins s’y tenait aussi l’après-midi.
Devant la Villa du Beau-Site, chacun pouvait goûter le vin produit sur place. Et ce fut une excellente surprise pour beaucoup. Au bar du vignoble, on servait la toute dernière cuvée, le Villa Beau-Site 2018. Elle fait l’unanimité. « La cuvée 2018 du vin de Genval, l’une des réussites de la Fête des Combattants », a écrit Gérald Vanbellingen en titre de son long et sympathique reportage sur la Fête dans les colonnes de l’Avenir.
Le Beau-Site constituait assurément le coeur de la Fête. D’Clic et le Syndicat y tenaient des stands. Le public y trouvait à manger et à boire: à côté du bar du vignoble, le comptoir du Goupil servait ses excellentes bières locales et le triporteur du VéloCafé des cafés spéciaux. Les gourmands avaient de quoi se délecter, entre le stand de churros, le BBQ du vignoble et le couscous berbère préparé par notre ami Hassan (AuSouk).
Cette année, la Fête avait une ampleur plus exceptionnelle encore, puisqu’elle s’intégrait dans l’événement Zoom Art Genval organisé par le Centre culturel. Parmi les nouveautés de cette édition, le bal populaire organisé dans la cour d’une villa a enflammé le public. Les mesures d’accordéon résonnaient dans l’avenue et les danseurs ont envahi la chaussée, au grand bonheur des passants. Certains n’hésitaient pas à entrer dans la ronde.
Zoom Art Genval, c’est de l’art et du lien. Plusieurs artistes du quartier exposaient leurs oeuvres. Outre Jacques Kempinaire (en bas du vignoble), Michèle Joukovsky a accroché quelques toiles, dont celle qui illustre la contre-étiquette de notre millésime 2019, la cuvée Xavier Deutsch. Michèle Marlière avait ouvert les portes de son atelier, plein d’esprit comme ses oeuvres. Philippe Godfroid et Alexia Struye, deux photographes présentaient le fruit de leur travail, Fontaine Fonteny.
On peut être aussi un spectateur actif à la Fête. Plusieurs ateliers étaient proposés: dessin, atelier de lecture vivante avec la bibliothèque communale, mais aussi recyclage (avec PubCycling) ou encore voix et rythme en mouvement. A destination des plus jeunes, il y avait aussi « Les micro-habitants de l’avenue des Combattants », une animation scientifique au bout du microscope.
Les enfants n’étaient vraiment pas en reste. Ils se sont beaucoup amusés aux bulles de savon géantes et aux jeux anciens. Sylvain, le magicien, n’a pas manqué d’éblouir le public par ses tours malicieux. « Mais comment il fait? », entend-on dans la foule qui l’entoure.
La journée passe très vite. Les cafés clandestins font le plein jusqu’en fin d’après-midi. Quand les voitures reprennent possession de la chaussée, certains disent, déjà nostalgiques, « c’était mieux sans voiture ».
