Nous avons donc lancé la fermentation alcoolique le 7 septembre. Nous avons controlé la température en la limitant à 14°C, afin que la fermentation ne progresse pas trop vite, de manière à mieux développer les arômes. Nous avons suivi la progression en mesurant la densité, qui diminue à mesure que le sucre est transformé en alcool, puisque le jus sucré a une densité supérieure à celle de l’eau tandis que l’alcool a une densité inférieure à celle de l’eau. La densité de l’eau est de 1000. Le densité de notre jus de départ le 7 septembre était de 1105, ce qui indiquait un taux de sucre de 250 grammes par litre.
Voici l’évolution des densités:
- Date : densité petite cuve / densité grande cuve
- 7/9 : 1105/1105
- 21/9 : 1042/1048
- 28/9 : 1026/1030 (nous oxygénons les cuves en brassant vigoureusement)
- 4/10 : 1016/1020
- 14/10 : 1010/1020
- 27/10 : 1000/1006
- 29/11 : 992/998
- 7/12 : 992/996
Le 1er novembre: vendanges tardives. Comme les grappes s’abiment rapidement, il est urgent de vendanger. Grâce à l’excellent travail des vendangeurs et de l’équipe de triage, les raisins qui rentrent dans le chai sont très sains. Ils sont fort concentrés, mais ne montrent pas de signes de botrytis. Comme les cuves sont occupées, nous congelons les raisins après égrappage, et nous les vinifierons plus tard quand les cuves seront disponibles. Ceci permettra aussi une macération permettant d’extraire davantage d’arômes, ce qui est intéressant pour un vin liquoreux.

Le 23 novembre : mise en bouteilles de notre Marc, distillé pour nous par Etienne Bouillon. 53°C d’alcool, aucun sucre ajouté. Jolies petites bouteilles avec une jolie étiquette (merci Paola).
Le 7 décembre la fermentation alcoolique est quasi terminée (tout le sucre est transformé). Il n’y a plus de mousse dans la petite cuve. Une légère mousse dans la grande cuve. Nous mettons les cuves à froid (4°C) pour arrêter toute fermentation.
Le 27 décembre nous mettons les cuves à -4°C pour précipiter les acides tartriques.
Le 11 janvier nous soutirons pour éliminer les levures mortes, qu’on appelle les lies, et qui ont précipité au fond de la cuve: nous transvasons le vin clair de chaque cuve dans une autre cuve (une grande et une petite). Nous ne perdons qu’un minimum de volume avec les lies (11 litres en tout). Comme il fait froid dehors, nous coupons le groupe froid et laissons ouverte la fenêtre du chai pour garder une température de 8 à 9°C pendant la période d’élevage du vin.
A la dégustation nous avons un vin sec, très aromatique (mandarine, letchi) avec un grande longueur très prometteuse. Le vin de la petite cuve semble plus sec que celui de la grande qui est un peu plus rond, peut-être parce qu’il y reste un petit peu de sucre. Les analyses de laboratoires nous le diront. Elles nous donneront également le taux d’alcool. Le vin de la grande cuve est légèrement perlé: tout le CO2 ne s’est pas encore échappé.
Voila les dernières informations en direct du chai ! Un grand merci à nos référents vini qui oeuvrent dans l’ombre et suivent de près, au fil des semaines, tout ce processus assez technique ! Nous avons hâte de mettre le vin en bouteilles et de le déguster en ce début d’été.
En attendant, savourons ce que l’hiver nous apporte de meilleur! (Crédit photos Patricia Jourez, voisine du vignoble de Genval PicBy@PatJourez)


















































































































































