
Le terrain a été parcouru de haut en bas, dans tous les sens. Pragmatique, on sort d’abord la boussole pour déterminer l’orientation et la meilleure implantation des futurs rangs. On examine le sol et là, patatras, le verdict tombe sec et froid comme un vent de janvier: du chiendent.
Pour le reste, les choses se présentent bien, conviennent nos amis de Villers-la-Vigne, aussi rassurants qu’enthousiasmés. L’orientation est idéale, au sud-est. Le raisin bénéficiera pleinement du soleil. Nos hôtes goûtent la beauté du paysage, d’un côté la vallée de la Lasne que l’on devine, de l’autre la perspective de ces coteaux dominés par la villa du Beau-Site. De précieux conseils sont encore donnés sur l’amendement du sol, l’alignement des rangs, le drainage du terrain.
Un rayon de soleil donne un avant-goût du printemps. Avec un petit effort d’imagination, on peut se projeter dans l’avenir, deviner ce que la vigne donnera. Avec un peu d’optimisme, on peut déjà rêver de ce qu’elle produira. Nos amis lancent ce pari: « Vous ne tiendrez pas plus de trois ans avant de vouloir faire du vin ». Vivement dans trois ans!
La visite s’achève par un verre de l’amitié chez Joseph: galettes, vin blanc, vin rouge. On trinque au plaisir de se retrouver autour de la vigne. Et l’on parle des liens qui se sont tissés entre Villers-la-Vigne et Genval au fil des saisons. Des liens qui aboutiront à un parrainage en bonne et due forme.
