Les dangers du gel tardif

Ce printemps est celui de tous les extrêmes: on a frôlé les 22° fin mars avant de voir la neige tomber et les températures chuter soudainement. Ces épisodes de gel tardifs peuvent s’avérer dramatiques pour la vigne, brûlant les tout jeunes bourgeons. Apparemment les dégâts semblent très limités au vignoble de Genval.

Au domaine du Beau-Site, on a observé du gel nocturne à plusieurs reprises depuis l’arrivée du printemps, notamment le 7 avril, où le thermomètre est descendu à -2,1°C ou encore ce mardi 13 avril, où l’on est descendu à -2,3°C – ce même jour était synonyme de record de froid à Uccle (depuis 1936).

« Des dégâts ? Oui, cet après-midi avec Bernard, nous avons vu un pied (charpentière rajeunie) dont les bourgeons ouverts sont moribonds, observe Christian, du groupe VITI. Heureusement, l’immense majorité des bourgeons (des autres pieds) sont restés fermés ».

A priori pas de trop de dégâts à Genval, donc. « Par rapport aux vignerons français, nos pertes à ce jour sont très minimes », note Christian. Notre vigne a bien réagi à cette période de froid en bloquant son évolution : nous sommes clairement 1 ou 2 semaines « en retard ».

En 2017 (le 20 avril pour être plus précis), le gel matinal avait été bien plus fort (aux alentours de – 7°). Au vu des dégâts, les pertes avaient été estimées à 30%, mais heureusement le vignoble était reparti de plus belle dès le retour des beaux jours. Vivement qu’on dépasse les Saints de glace (11, 12 et 13 mai prochain) pour écarter tout danger !

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