Quand le canari Pouipoui se pose au vignoble

Le vignoble de Genval accueillait ce lundi soir le spectacle « Nid cage ni nid », proposé par le duo hilarant de la Compagnie des chemins de terre. Le public a bien ri, profitant d’une représentation sans une goutte de pluie (mais avec quelques larmes de Solaris).

La Compagnie des chemins de terre porte bien son nom. Les deux compères, Chris Devleeschouwer et Stéphane Georis, sont arrivés à pied à Genval. Ils rejoignent ainsi les lieux de représentation, les décors les suivant à vélo. Cette tournée appelée la « Marche des philosophes » est organisée par le Centre culturel du Brabant wallon.

Une septantaine de spectateurs étaient présents lundi soir, au pied de la Villa du Beau-Site. Vincent Leclercq, voisin de l’avenue et ami du vignoble, a assuré une première partie fort enlevée, où il a servi avec beaucoup de verve et d’humour des textes de La Fontaine, de Victor Hugo et d’Alphonse Allais. Une mise en bouche parfaite avant « Nid cage ni nid », sorte de long poème aussi burlesque qu’apocalyptique – quand la dictature des brosses à dents électriques menace l’humanité.

Les nuages étaient menaçants, lundi soir, mais le canari Pouipoui, divinité chérie par le prédicateur et son fidèle acolyte, a veillé sur le spectacle: il n’est pas tombé une goutte! Les deux comédiens jouent sur tous les registres, y compris celui de la musique: saxophone, melodica ou appeau (de canari, bien entendu). Ils mettent le public à contribution pour le plus grand bonheur de chacun. Le succès est au rendez-vous: les applaudissements étaient nourris pour saluer la performance.

La soirée s’est terminée au bar du vignoble, le Solaris concluant un événement haut en couleur. La joyeuse troupe a été logée et le matériel abrité par plusieurs voisins du quartier. Un grand merci à eux!

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