Taille en vert, entre les isoloirs et la fête des pères

Ce dimanche 9 juin, jour de triple scrutin en Belgique, les vignerons-électeurs ont dû concilier leurs devoirs civiques et l’appel de la vigne, lors de la 13e matinée de travail au vignoble de Genval.

La nature reprend vite ses droits. Si la saison a connu un démarrage difficile – première éclosion de bourgeons, puis gel tardif, puis deuxième éclosion de bourgeons – les nouveaux rameaux poussent vite et bien sur le Solaris. Avec soulagement, on découvre que le gel du 23 avril dernier ne semble pas avoir fait de victimes parmi les ceps.

Il faut mettre de l’ordre et pratiquer la taille en vert : on épampre, on retire les rameaux excédentaires. Cela se pratique sans sécateur, il suffit de pincer avec les doigts. Mais le choix est parfois plus cornélien que dans le secret d’un isoloir : quels rameaux conserver ? Choisir, c’est renoncer : un amas de sarments coupés jonche le sol. C’est à cela qu’on reconnaît le bon tailleur, souligne Béatrice, du groupe VITI.

Le soleil était au rendez-vous, ainsi que la bonne humeur. Certains vignerons avaient voté dès poltron minet. D’autres ont dû retarder un peu l’apéro parce qu’ils devaient encore se rendre au bureau de vote. Ou être honorés dès le midi en ce jour de fête des pères.

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