Paul Colize, parrain de notre 2023, devant Dieu et les hommes

L’écrivain Paul Colize s’est prêté ce dimanche à l’exercice du parrainage littéraire au vignoble de Genval. Il a donné son nom à un pied de vigne et au millésime 2023, devant un public conquis.

Ce n’est pas toujours facile d’organiser un événement en extérieur en Belgique. Le rendez-vous avait été fixé au vignoble ce dimanche 26 mai, puis prévu à la bibliothèque vu le mauvais temps annoncé, avant d’être finalement maintenu au domaine, tant les prévisions météo changeaient d’heure en heure. Paul Colize s’y est plié avec bonne humeur.

Après un discours de Sylvie Van den Eynde, échevine de la culture, qui fait joliment rimer polar et pinard, Paul Colize a choisi de parrainer le pied de vigne juste à côté du cep au nom de Barbara Abel, son amie qu’il avait accompagnée l’an dernier pour le même événement. Il prend la suite d’une longue lignée, entamée par Vincent Engel en 2013, auquel ont succédé Caroline Lamarche, Bernard Tirtiaux, Jean-Baptiste Baronian, Francis Dannemark et Véronique Biefnot, Xavier Deutsch, Myriam Leroy, Geneviève Damas, Giuseppe Santoliquido et donc Barbara Abel pour le millésime 2022.

Le public a pris place au bas du domaine pour la rencontre littéraire. Elle fut animée par le journaliste David Courier, avec le brio qu’on lui connaît, à l’écoute de son interlocuteur, rebondissant sur le parcours et les œuvres de l’auteur. Paul Colize parle du silence, si utile, important quand il relit (portes fermées), moins quand il écrit (portes ouvertes).

L’auteur a obtenu de multiples prix pour ses romans policiers. Il évoque plus longuement son dernier opus, « Devant Dieu et les hommes ». C’est un roman procédurier, au sens qu’on y suit le procès de deux rescapés de la catastrophe du Bois du Cazier accusés d’avoir tué un contremaître. Le récit suit une reporter, une des premières journalistes au Soir, qui couvre ce procès. Elle affronte le machisme de ses collègues et confrères, elle recherche la vérité qui se cache derrière l’affaire.

David Courier souligne l’humour britannique, teinté d’esprit belge, de l’écrivain. Cet humour lui a été utile ce dimanche : après une première ondée qui a brièvement poussé le public dans la serre, une averse plus forte a interrompu l’interview, avant que le soleil ne revienne, permettant quelques questions supplémentaires.

L’événement était organisé avec la complicité de BiblioRix (le réseau des bibliothèques communales à Rixensart) et du Centre culturel de Rixensart. Paul Colize a pu goûter l’atmosphère conviviale du vignoble et déguster le vin local, le cru précédent signé Barbara Abel. Le millésime 2023 sera mis en bouteille le week-end prochain. Sans suspense, il devrait être très bon.

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