Les vendanges 2022, entre les gouttes

Ce samedi 17 septembre, c’était la mobilisation générale au vignoble de Genval: du petit matin jusqu’en fin d’après-midi, les bénévoles se sont relayés pour mener à bien ces vendanges exceptionnelles.

Le groupe VINI préparait cela depuis plusieurs jours. Dès l’aube, le chai était fort animé: il fallait nettoyer le chai, bien récurer tout le matériel servant à la vinification. Une grande attention est portée aux conditions sanitaires.

La météo s’annonçait épouvantable. Au final, ce ne fut pas si mauvais que cela. Il est bien tombé quelques ondées, mais on a pu profiter aussi de belles éclaircies. Il n’y avait pas de quoi effaroucher les bénévoles. Les récolteurs étaient bien équipés et les tables de tri avaient été disposées à l’abri de la pluie: deux tables sous une tonnelle, une sous la gloriette, quelques autres sous le préau derrière le Flétry.

Les quelques averses n’ont pas empêché le bon déroulement des opérations. L’ambiance était chaleureuse aux tables de tri. Le travail, cette année, s’avère beaucoup plus léger qu’en 2021: le raisin arrive en très bon état, pas trop mouillé. Il n’y a pratiquement aucun grain à enlever. Il faut surtout écarter perce-oreilles et coccinelles, hôtes parfois discrets nichés au sein des grappes.

Au chai, même bonne humeur, avec Danielle qui officie comme maître de chai, entourée d’une belle équipe pour gérer les caisses de raisin qui affluent. On les pèse, puis les grappes sont versées dans la fouleuse-érafleuse, d’où les baies, débarrassées des rafles et déjà un peu écrasées, sont envoyées dans le pressoir. Le jus obtenu est pompé vers la grande cuve. C’est une affaire rondement menée.

A midi, on déguste un poke bowl, on boit un petit verre – n’est-ce pas l’heure de l’apéro ? – mais on continue de travailler; on ne veut pas interrompre le flux de production. La cuve est quasiment pleine. On décide de vendanger encore une demi-ligne pour la remplir. L’année est vraiment exceptionnelle: il y a la quantité, mais aussi la qualité: le jus est savoureux, bien sucré, un vrai régal.

Qui dit jus bien sucré dit aussi nettoyage forcé après les opérations. Heureusement, les vignerons ont pu compter sur l’appui de pionniers pour laver le matériel au grand jet d’eau, à l’extérieur. Puis pour nettoyer le chai au sol bien collant. Une longue journée s’achève par une dégustation de jus de raisin. Ce n’est pas encore du vin, mais on devine déjà le bon cru en devenir.

Une grosse moitié du vignoble a été vendangée, ce samedi 17 septembre. Il reste encore une douzaine de lignes chargées d’un Solaris déjà bien sucré. On le récoltera dans quelques semaines pour en faire un vendanges tardives, comme nous avions pu le faire en 2018. Ce sera la cerise sur le gâteau d’une année exceptionnelle.

Les photos des vendanges (par Paola et Nicolas)